Notre église
L’église d’Ambillou-Château est dédiée à Saint Martin de Vertou qui vécut au VIème siècle au sud de Nantes où il créa un puissant monastère de 300 moines mais dévasté par les Normands au IXème siècle.
Est-ce pendant la translation de ses reliques au IXème siècle vers Saint-Jouin-de-Marnes dans les Deux-Sèvres que les moines en donnèrent une parcelle aux chrétiens d’Ambillou pour la consécration de leur église ? C’est fort possible.
Au XIIème siècle, l’église appartient à des laïcs, mais vers 1160, Aanor, femme de Raynaud Tayen, en donna le tiers à l’abbaye de Nyoiseau qui acquit ou reçut le reste d’autres mains.
Après le XIIIème siècle, époque de construction de la nef, l’église subit peu de transformation. Au XVIIIème siècle, deux petits autels latéraux sont ajoutés, l’un dédié à Notre Dame et l’autre à Saint Jean-Baptiste dont la statue a été déposée au fond de l’église.
EXTERIEUR
Le chevet a été dégagé d’un bâtiment disgracieux et l’on voit bien maintenant l’élégante absidiole romaine en cul-de-four percée de trois fenêtres en plein cintre.
La façade à pignon du XIIIème siècle, soutenue par des contreforts plats est percée de trois fenêtres posées deux et une ; la baie du portail est formée par un arc ogival.
Le clocher du XIIème siècle à base carrée est soutenu aux angles par de lourds contreforts ; il est éclairé d’une grande baie sur chaque face et flanqué de quatre tourillons brisés. La flèche s’élève en cône allongé et pointu.
INTERIEUR
On découvre la nef à trois vaisseaux voûtés, l’un en berceau, les deux autres en ogive, restaurés au XIXème siècle. Deux travées ogivales dont une plus petite forment le choeur, terminé par l’abside voutée en demi-carré d’ogive.
Les Chapiteaux, restaurés, ont gardé malgré tout un esprit roman.
L’édifice est construit en tuffeau et pierres coquillières du pays tantôt en moyen appareil, tantôt en gros appareil pour le clocher en particulier.
N’oublions pas d’observer dans la chapelle sud la niche à burettes élégamment ourlée d’un bel arc brisé.
Le Général Carpentier
En 1791-93, l’étonnant général républicain Carpentier fut curé constitutionnel d’Ambillou. Né à Saumur en 1751, d’abord sergent au régiment d’Aquitaine en 1770-73, il se tourna ensuite vers la prêtrise. En 1793, il quitta Ambillou pour prendre les armes contre les Vendéens, de défaites en victoires il est nommé général de brigade ; après le désastre vendéen il continua sa carrière dans l’armée des Alpes et d’Italie ; il commanda même le département des Hautes-Alpes. Il mourut à Saumur en 1813, Officier de la Légion d’Honneur.